8 mars
Devinette introductive pour faire deviner le thème : Qu’est-ce qui vide les baignoires et remplit les lavabos ? L’entracte. (La devinette est de Tristan Bernard)
Mise en jambes : virelangues.
Le virelangue est une phrase qui enchaîne des assonances identiques, difficile à prononcer, que l’on peut utiliser pour exercer sa diction. Le jeu est de choisir un virelangue dans une liste et de le développer en utilisant les mêmes sonorités.
Didon dina dit-on du dos d'un dodu dindon dont la dondon lui avait fait don. Et dont il dut, dit-on aussi…
Didon dina dit-on du dos d'un dodu dindon. Eh ben, dis donc ! Que n’as-tu choisi un dindon moins dodu ? Dut-il te donner un autre diner. Ou bien autre que le dos très dodu même si c’est tendu. Dis-toi que rien ne t’est du.
Didon dina dit-on du dos d'un dodu dindon. Un dodu dindon dites-vous ? J’ai un doute. Pourquoi donc Didon a-t-il diné d’un dodu dindon, alors qu’il déteste depuis des lustres découper des volailles et préfère les daurades ?
Didon dina dit-on du dos d'un dodu dindon dur et dingo. Didon, dotée du doudou de daddy, darda son dard en dînant. C’est quoi doudou, dis donc ?
Science sans conscience n’est que mort de l’âme. Et pourtant, ne dit-on pas que l’essence de la science donne l'aisance des sens ? Mais…, dans quel sens ? Parce que l’aisance, il y a des fosses pour ça. De plus, l’élégance de l’aisance n’est-ce pas l’essence de l’élégance ? Ou l’essence de l’aisance ?
Pour aller plus loin, parlons des sens. Olfactif : Cyrano en était pourvu. Auditif : comme dirait Louis, ou comme dirait Devos, l’ouïe de l’oie l’oit-elle ? Gustatif : un bon bon bonbon, ou bourbon.
Le restaurant Troisgros restaure les gros et raffinés bourgeois qui se lèchent les babines en sortant, se délectant de cette très bonne cuisine française.
Un faux fauve fautif faucha la fofolle Fanchon sans fanfare. Le fieffé félin feula farouchement et, de ses griffes, fila le fichu de Fanchon. Fanchon fut fâchée de voir son fichu de taffetas fichu en chiffons. Fanchon était fauchée car son chafouin chef chauve l’avait fichue dehors.
Qu'a bu l'âne au lac ? - L'âne au lac a bu l'eau, et a avalé un bulot. Quel boulot ! Boulotons autour du lac, pendant qu le thé bout, pour nous booster.
Qu'a bu l'âne au lac ? - L'âne au lac a bu l'eau car l’abus de l’eau de vie est dangereux. C’est pour cette raison que l’âne au lac a bu l’eau, c’est plus sain pour sa santé : éviter l’au-delà.
Qu'a bu l'âne au lac ? - L'âne au lac a bu l'eau. L'âne au lac a vu le bulot de Cabu et l’anneau de Cabu.
Qu'a bu l'âne au lac ? - L'âne au lac a bu l'eau. Allô ! Quel rapport entre Cabu et le lac ? Mais qui fut cet âne qui fit couler Cabu ? Ce virelangue tombe à l’eau, c’est la faute à Marielle qu’abuse un peu …
Trois très gras rats gris dans trois très gros trous creux, croient-ils…
Trois très gras rats gris dans trois très gros trous creux, Les gros rats croquaient crânement des croûtons crus. Un crétin cria en croyant que les rats s’escrimaient sur la crème crétoise et les maquereaux cramés. « C’est la marque du crime ! » ruminait le crétin acrimonieux. Mais les gros rats s’en moquaient, pleins de crampes de rire à force de ricaner.
Trois très gras rats gris dans trois très gros trous creux en sortirent plus gros que gras dans le plus gris du gris du creux.
Jeu 1 : Le vieux théâtre.
Chaque joueur dispose d’un ensemble de mots ou expressions en lien avec le théâtre, collectés auprès de tous les participant. Il faut écrire un texte commençant par « Il en a vu ce vieux théâtre » et incluant ces mots.
Il en a vu ce vieux théâtre.
Il en a entendu des applaudissements, des pièces en trois actes, en alexandrins.
Mais, ce soir, les fauteuils et les strapontins resteront inoccupés, les yeux des acteurs ne brilleront plus, car le théâtre de Molière n’est plus.
Adieu, les répétitions et l’humour, où dominaient les rires !
Il en a vu ce vieux théâtre
Des auteurs en quête de gloire,
Et des comédies de boulevard,
Des bonheurs d’amour, des histoires de marâtres,
Des comédiens qui cabotinent,
Des Sganarelle et des Dorine,
Des acteurs cafouillant par distraction,
Des souffleurs qui sauvent le pompon,
Des décors de cour, des décors de jardin,
Des mimes qui font des pieds, des mains,
Des entractes où le public s’enfuit,
Des « Ô rage ! » et des « To be or not to be ».
Il en a vu ce vieux théâtre des artistes en beaux costumes. Après les 3 coups, le rideau se lève, le public découvre les décors et applaudit, le spectacle peut commencer. Un souffleur est là pour les comédiens en galère. L’entracte arrive, tous sont enthousiastes. Un dîner est prévu dans la soirée.
Il en a vu ce vieux théâtre,
Avec ses rideaux verdâtres,
Des jeux de rôle
Si drôles,
Qu’on ne devinait pas le trac
Des acteurs débutants
Et des auteurs transpirants
Qui, au bout des trois actes,
Couraient au jardin,
Soulager … leur angoisse.
Il en a vu ce vieux théâtre,
Avec les pièces du grand Molière,
Qui ne vivait que pour la scène,
Pour les acteurs, pour le rideau,
Quand résonnaient les applaudissements.
Le trou d’mémoire au cours d’un acte
Donne raison d’être au souffleur,
Et le bonheur de nos acteurs
Rime avec une mémoire sans peur.
Couvrez-vous de ce chapeau de paille
Pour saluer le public.
Il en a vu ce vieux théâtre avec ses décors colorés,
Il en a vu ce vieux théâtre avec des comédiens à la mémoire oubliée,
Il en a vu des loges bondées du public venu avec plaisir,
Découvrant avec amour et rire le théâtre de boulevard.
Souvenez-vous ! Au théâtre ce soir !
Il en a vu ce vieux théâtre, ce lieu unique où tant de voix, tant de rires se sont faits entendre. Les spectateurs, dans leur loge, sont à l’écoute du moindre trou de mémoire d’une voix défaillante. Car les galères sont nombreuses pour s’exprimer dans ce marivaudage mêlé d’intrigues.
Il en a vu ce vieux théâtre,
Des spectateurs de toute part,
Des expressions pleines d’émotions,
De sérieuses fautes de diction,
Des scènes, des actes et puis des textes,
Qui ont fait rire tout le parterre,
Et, pour finir, des saluts,
Répondant aux applaudissements.
Il en a vu ce vieux théâtre de Guignol.
Il en a vu des levées de rideau,
Il en a vu des saluts après avoir admiré la grande Mireille et son petit théâtre. Aucun masque, juste la réalité pour faire connaître de nouveaux artistes au public
Pendant l’entracte, les discussions sur la façon dont un drame peut se transformer en comédie. Le théâtre peut se comparer à un jardin qui exprime l’amour avec la couleur, la tristesse avec le bois mort. En bref, les transformations de la faune se comparent aux changements de l’expression des visages des artistes.
Il en a vu ce vieux théâtre tellement ancien que ses projecteurs en ont décoloré le décor rouge.
Il en a vu ce vieux théâtre, des rires des partenaires de jeu, des comédiens qui sonnent encore entre ses murs.
Il en a vu ce vieux théâtre, les planches en sont usées d’avoir été foulées, piétinées par les partenaires de la troupe.
Il en a vu ce vieux théâtre et entendu des applaudissements nourris.
Il en a vu ce vieux théâtre qui respire, transpire, et ne vit, continuera à vivre que par le vis-à-vis des spectateurs.
Il en a vu ce vieux théâtre du boulevard des Italiens, sans dévoiler un secret Polichinelle.
Il en a vu des gens faire leur réservation avant qu’elle se fasse en ligne.
Il en a vu des gens venus chercher un moment de convivialité, de l’humour, de la dinguerie.
Il en a vu des spectateurs venir aussi rêver. Mais il a aussi vu les artistes, professionnels ou en apprentissage, récitant leurs textes en répétition. Je connais aussi un autre vieux théâtre, le Ranelagh, où je vins la première fois voir la projection des Enfants du Paradis.
Il en a vu ce vieux théâtre avec son rideau rouge vif.
Il en a vu ce vieux théâtre, avec sa scène magnifique, les artistes en costumes étincelants.
Il en a vu des fauteuils grinçants et des applaudissements chaleureux.
Il en a entendu ce vieux théâtre des trois coups annonçant le silence à venir.
Il en a vu des souffleurs venir à l’aide des comédiens.
Il en a vu ce vieux théâtre des comédiens jouant le rappel sous les applaudissements et les lumières.
Il en a vu ce vieux théâtre avec ses vieux fauteuils rouges.
Il en a vu ce vieux théâtre avec ses soirées dans le dialogue.
Il en a vu des comédies dans les pièces, lorsque les trois coups frappent, le dialogue s’annonce en silence.
Il en a vu ce vieux théâtre avec des expressions vivantes.
Il en a vu ce vieux théâtre,
Des sages matinées classiques,
Des bergères poursuivant des pâtres,
Des « Hou ! » et des bravos du public.
il en a vu des quiproquos bizarres,
Des drames à lourde ambiance,
Des comédies où l’on danse
Des larmes de joie et des émotions rares.
Il en a vu des Partage de midi,
Des dilemmes, des Lily et Lily,
Il en a vu des trous d’mémoire,
Et des amants cachés dans l’armoire.
Il en a rêvé de Corneille,
Et vu des augustes Rois Soleil
Des mimes qui font des pieds des mains,
Des ingénues rêvant au fond du jardin.
Jeu 2 : Pas de cordes vertes au théâtre.
La tradition du théâtre interdit la couleur verte et le mot « corde ». Un acteur rencontre un metteur en scène superstitieux, il veut se faire engager mais aussi montrer qu’il est un esprit fort, c’est pourquoi il s’ingénie à placer les mot « Vert » et « corde » dans ses propos (Situation librement inspirée d’un extrait de Cyrano de Bergerac, Acte II scène 9). Il faut imaginer le dialogue.
A : J’aimerais jouer dans votre pièce, je suis vert de peur mais j’en ai déjà vu des vertes et des pas mûres.
M : Quand serez-vous prêt ?
A : Si vous me mettez la corde au cou, j’attends le feu vert. Je ne pratique pas la langue verte. Ne tirez pas sur la corde ! Je suis vert de rage, je ne comprends pas. J’ai plusieurs cordes à mon arc et je m’appliquerai à apprendre, si nécessaire, à jouer d’un instrument à cordes.
M : Je vois votre motivation et votre volonté de bien faire.
A : Je suis vert-de-gris, j’ai déjà pris une volée de bois vert. Je vais réfléchir et me mettre au vert avant de commencer. Sauter à la corde afin de bouger, et m’entrainer à la corde à nœuds.
M : Dites-moi, Monsieur, pourquoi je vous embaucherais ?
A : Parce que j’ai besoin de me mettre au vert, évitant quelques temps une belle qui veut me mettre la corde au cou.
M : Mais encore ? Avez-vous déjà joué Molière ?
A : J’ai failli mais j’étais vert de rage quand le rôle m’est passé sous le nez.
M : Et, depuis ce temps, qu’avez-vous joué ?
A : J’ai eu le rôle d’un chien, attaché à un maître par une corde lisse. J’en ai vu des vertes et des pas mûres : aboyer en rimes, jouer le vert-galant, sauter à la corde, se prendre des volées de bois vert …
M : Ce n’est pas trop l’esprit de ma pièce. Je vais réfléchir…
A : J’attends vote feu vert. Et si je ne conviens pas, je trouverai bien une corde pour me pendre.
M : Voyez, j’ai pensé à vous pour ce rôle. Mais convainquez-moi. Qu’avez-vous à me dire ?
A : Monsieur, puisque vous me donnez le feu vert …
M : Pardon ?
A : Oui, j’adore jouer la comédie et j’ai plus d’une corde à mon arc.
M : Pardon ?
A : Et j’aime vos vers écrits dans la langue verte. Ça inspire… De plus, je suis musicien, je joue des instruments à cordes.
M : Mais …
A : De la guitare à six cordes.
M : Hein !
A : Je crains d’avoir tiré sur la corde sensible…
M : Ah, non ! Ça suffit !
A ; Je pourrais encore vous en raconter des vertes et des pas mûres…
M : C’est plus qu’intolérable !
A : Mais vous devenez vert de rage, je crains de prendre une volée de bois vert. Aussi, je prends la corde à mon cou. Au fait, on dit aussi que vous êtes un vert-galent … ?
M : Ah, non ! Diffamation ! Vous vous doutez bien que le rôle vous passe sous le nez.
A : Nez ? J’ai entendu ça quelque part …Le nez, sur le nez, dans le nez, nez à nez… Mais vous m’avez dans le pif ?!
M : Tonnerre ! Sortez !
A : Je pense que le rôle de Pierre est tout à fait dans mes cordes. Car, comme vous l’avez sûrement remarqué, j’ai plus d’une corde à mon arc.
M : Taise-vous, mon pauvre !
A ; Dans mon dernier film, je portais le costume vert-de-gris et maniais la badine à la perfection. Et il faut avouer que ce pauvre Jacques était vert de rage et voulait se passer la corde au cou.
M : Allez-vous vous taire, enfin !
A : Donc, le film se tourne au Cap Vert, dites-vous ?
M : Jamais je ne vous engagerai !
M : Présentez-moi votre pièce.
A : Ah ! J’ai plusieurs cordes à mon arc.
M : Mais encore ?
A : Je viens de me mettre au vert.
M : Oh ça suffit !
A : Mais je connais plein de vers…
M : Stop !
A : Voulez-vous que je fasse de la gym ? de la corde à sauter ?
M : Qu’est-ce ? Qu’est-ce ? Qu’est-ce ?
A : Ou plutôt que je me pendisse avec cette belle corde ? Oh, je vois que vous êtes vert de rage !
M : Je ne sais pas ce qui me retient …
A ; … de me mettre une volée de bois vert ?
M : Mais arrêtez !
A : Je sens que je suis sur une corde raide.
M : C’en est trop !
A : Ah, vous n’avez pas la vert-veine ? Je file, je prends mes cordes … heu ? … mes jambes à mon cou avant que ce ne soit au cou que vous vouliez me la mettre, la corde.
M : Allez au diable !
A : J'ai l'impression d'avoir touché une corde sensible !
M : Ouste !
A : Bonjour Maître, je suis actuellement sans emploi. Auriez-vous quelque rôle à me proposer ?
M ; Peut-être, mon garçon. Mais, d’abord, pourquoi un complet vert et une corde autour du cou ?
A : Mais parce que nous sommes au printemps, Maître, je suis en harmonie avec la nature qui verdoie. Voilà pour le costume ! Quant à la corde, c’est le dernier modèle de cravate à la mode, assez longue pour me servir de de corde à sauter, voire pour me pendre si vous refusez de m’engager.
M : Evitons d’en arriver à cette extrémité. Voyons, quels sont les rôles dans lesquels vous excellez ?
A : Oh ! J’ai plus d’une corde à mon arc. Je peux jouer les séducteurs et me grimer en vert-galant. J’ai déjà le costume ! Je peux jouer les mauvais garçons, je maîtrise parfaitement la langue verte. Des qualités techniques reconnues. Demandez-moi de sauter à la corde, ou de monter à la corde, à nœuds ou lisse : vous verrez, vous serez impressionné. J’ai aussi joué dans un film, disons... léger… heu … un peu sado-maso, dans laquelle la volée de bois vert que j’ai administrée à ma partenaire - enfin, à sa partie sensible - a été hautement appréciée par tous.
M : Il parait que vous avez plusieurs cordes à votre arc ?
A (vert de peur) : Je sais sauter à la corde, jouer de la guitare à six cordes, grimper à la corde lisse ou à nœuds, jouer de tous les instruments à cordes.
M : Vous jouez sur la corde sensible ! Ne tirez pas trop sur la corde. Ne me racontez pas des vertes et des pas mûres. Vous risquez une corde pour vous pendre.
A ; Je dois me mettre au vert ? Ou aller jouer au théâtre du Cap Vert ? Je suis libre, je n’ai pas la corde au cou.
M : Vous n’avez pas la langue verte, vous avez le feu vert. Je vous engage dans ma troupe. Pour info, la couleur verte de votre costume pour jouer vert pomme, pour jouer le vert-galant.
A : Bonjour Maître. Je suis en avance. Par chance, en chemin, tous les feux étaient verts.
M : Et pourquoi n’être pas venu à pied ?
A : J’habite en banlieue où il y a plus d’espaces verts.
M : Soit. Que voulez-vous ?
A : Travailler dans votre troupe. Votre direction d’acteurs à la délicatesse d’un jardinier cultivant des roses : vous avez la main verte !
M ; Que savez-vous jouer ?
A : J’ai plusieurs cordes à mon arc. Je suis encore vert et je peux faire les amoureux. Je peux aussi me grimer et faire le barbon usé jusqu’à la corde.
M : Ouais... Dans quels registres d’émotion vous sentez-vous à l’aise ?
A : Je peux être vert de rage ou de jalousie. Ou tirer sur la corde sensible quand jouent les instruments à cordes.
M : Laissons là les violons ! Avez-vous de la mémoire ?
A : Aucun texte ne me fait peur. Ni la langue verte, ni les tirades en vers.
M : Vous avez conscience que comédien est un métier de chien ?
A : Oh, dans ma vie, j’en ai vu des vertes et des pas mûres. Je ne crains pas l’ad-vert-sité.
M : Vous n’espérez pas faire fortune, au moins ?
A : Oh, si c’était l’argent qui m’intéressait j’irais à Hollywood pour ramasser des monceaux de billets verts.
M : Et le trac ?
A : Avant le début, je suis vert. Mais, après le bruit de pic-vert des trois coups, je me sens touché par la magie du rayon vert et mes cordes vocales donnent toute leur puissance.
M : Bon, bon, je réfléchis et je vous rappelle…
A : En attendant votre réponse, je vais dormir sur la corde à linge. Mais j’espère que vous ne me rejetterez pas vertement et que nous nous accorderons.
M : Bonjour jeune homme. Ainsi, vous souhaitez faire du théâtre ?
A : J’en rêve depuis mon plus jeune âge. Je pense avoir quelques cordes à mon arc pour cela.
M : Il ne s’agit d’envoyer des flèches sur scène, savez-vous. Avez-vous de la mémoire ?
A :J e mémorise les textes, et j’en écris aussi même si je ne porte pas encore l’habit vert.
M : Et vous savez vous déplacer sur des planches, occuper l’espace ?
A : J’y suis aussi à l’aise que dur un espace vert.
M : Votre voix, savez-vous la placer ?
A : Mes instruments à cordes fonctionnent à merveille.
M : Vous semblez bien sûr de vous.
A : Je ne voudrais pas vous mettre vert de rage. A propos, j’attends juste votre feu vert pour commencer.
M : Présentez-vous, cher Monsieur.
A : Je suis Ferdinand Corde, je viens de la campagne, je me suis mis un peu au vert.
M : Votre dernier rôle, s’il vous plait ?
A : J’ai joué Harpagon mais j’étais vert de rage.
M ! Pourquoi cette expression ?
A : Mon partenaire m’a envoyé dans les cordes.
M : Il a vraiment eu raison.
A : C’est un jaloux, habitué du tapis vert. Mais j’ai plusieurs cordes à mon arc.
M : Tonnerre ! Assez ! Allez-vous en au diable vauvert !
M : Qu’avez-vous comme cordes à votre arc à me montrer ?
A : Je parie un billet vert que je saurai jouer de cet instrument à cordes.
M : A cordes ??
A : Oui, à cordes.
Un : J’aime le calembour au théâtre. Et vous, cher ami ?
Deux : Oh, moi, vous savez, les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. Et puis, ce genre de choses n’est pas dans mes cordes.
Un : Allons, allons, cher ami, ne vous sous-estimez pas. Même le plus crétin a plusieurs cordes à son arc.
Deux : Oui, vous avez raison. D’ailleurs mon beau-frère travaille en extérieur, dans les espaces verts.
Un : Diantre, donnez mo une corde pour me pendre. Moi, je ne pourrais pas.
Deux : Allons, allons, n’exagérez pas. Vous voilà vert de rage. Ressaisissez-vous. Calmez-vous, mon vieux ! Il n’est pas de votre famille.
Un : Mais regardez un peu. En voilà un qui s’arrête au feu vert !
Deux : Ah ! Mais oui, c’est mon beau-frère. Le monde ne tourne plus rond de nos jours.
Un : Bon, allez oui, mon ami, je préfère m’éclipser au diable vauvert.
A : Bonjour. J’arrive du diable vauvert pour rejoindre votre troupe.
M : Et comment allez-vous me convaincre ?
A : Attendez, je prends mon sac vert et je vais vous expliquer.
M : Dépêche-toi, je n’ai pas que ça à faire.
A : Oui, oui … vous savez j’ai plusieurs cordes à mon arc. Je joue d’un instrument à cordes, je possède un magnifique habit vert qui me vient de mon grand-oncle.
M : Ce n’est certes pas ça qui va me convaincre.
A : Je rajouterai que je bois beaucoup de thé vert, ce qui rend ma diction fluide et ne me laisse jamais vert de rage.
M : Vous ne manquez pas de courage. Allez, bienvenu parmi nous !
A : Cher Maître, je viens vous voir suppliant, la corde au cou, pour vous demander de me prendre dans votre troupe.
M : Je n’aime guère l’excès d’humilité. Avez-vous de l’expérience au moins ?
A : Je ne suis pas si vert que laisse penser ma mine juvénile. J’ai joué les amoureux, les traitres per-verts, les valets vert-satiles. J’ai beaucoup de cordes à mon arc.
M : Ouais ! Ne me donnez donc pas envie de vous faire jouer le fils de Guillaume Tell avec un partenaire parkinsonien.
A : Et je suis à l’aise avec tous les textes, la langue verte comme les tirades en ver(t)s.
M : Ca, c’est sur que vous avez la langue bien pendue.
A : Mieux vaut pendre sa langue que de se pendre avec une corde.
M : Vous êtes en train de me jouer un tour pendable. Je ne sais ce qui m’empêche de rugir.
A : Peut-être craignez-vous que vos cordes vocales soient moins puissantes que les miennes ?
M : Tant pis pour les décibels. Tournez-vous que mon pied aille chercher le bas de votre dos.
Jeu 3 : Les mots du théâtre.
Chaque joueur se voit attribuer un verbe d’expression, un mot désignant un lieu en lien avec le théâtre, deux mots désignant des « emplois » au théâtre et le titre d’une pièce célèbre. Il faut écrire un texte incluant ces « ingrédients » ainsi que les mots « four » et « brigadier ».
Un jour, sur un plateau, un raisonneur armé d’un brigadier – oui, un brigadier car le théâtre était pauvre et n’avait guère les moyens d’embaucher pour assurer les tâches subalternes. Un raisonneur, disais-je, rencontre une coquette de profession qui, aussitôt, pour bien montrer son savoir-faire, s’emploie à le séduire. Celui-ci s’en offusque, dénonce son manque de moralité, va jusqu’à contester son aptitude à ce rôle, l’examine … et conclut qu’elle risque le four dans ce rôle et ferait bien de se reconvertir en mégère apprivoisée.
Ce paysan était très avare et il soupirait tout le temps lorsqu'il ne trouvait pas de solution pour faire des économies. Une coquette s’invita dans sa vie pour essayer de lui tirer quelques sous. Mission impossible. Pourquoi ? Voici un exemple : il avait conçu un poulailler qui n’accueillait que des coqs afin d’éviter d’avoir des œufs et, bien entendu, d’offrir une omelette à sa coquette. Comme au théâtre, Il se servait d’un brigadier, non pas pour taper les 3 coups, mais pour taper sur les doigts de sa belle lorsqu’elle voulait mettre la main dans son portefeuille. Leur relation fut de courte durée. Un four, cette relation, comme on dit dans le jargon, pour exprimer une mauvaise pièce, un mauvais film.
Le barbon bougonnait contre sa bonne. Celle-ci prétendait fouiller chaque matin le poulailler sans y trouver un œuf. Bien sûr, elle mentait et gardait les œufs pour elle.
Il s’en alla faire un tour et croisa le brigadier Michu à qui il conta ses malheurs. Michu, en habile raisonneur qu’il était, s’efforça de le calmer : « Eh quoi ? Pourquoi vous montrer avare pour quelques œufs ? Si vous faites trop d’économies, vous serez tenté d’acheter de la corne de rhinocéros pilée, vous lutinerez votre bonne, et vous lui mettrez un Polichinelle dans le four, ce qui, à la fin, vous coûtera beaucoup plus cher. »
La cantatrice chauve se prélassait dans sa baignoire, pendant que son repas se réchauffait dans le four, et exerçait sa voix. Ingénue, elle minaudait avec un paysan. Après avoir entendu les 3 coups du brigadier, elle se hâta pour prendre sa place.
Une coquette arrivant à la porte du Paradis tentait sa chance pour entrer. Saint Pierre, ce barbon décadent, ironisa et, en aparté, murmura à Shakespeare, qui se trouvait là pour le distraire de quelques vers, « Cette mégère veut m’apprivoiser mais que nenni ! Direction les portes de l’Enfer ! Brigadier, faites votre travail et ouvrez les portes du four. »
Louis était brigadier. II parait que, par trois fois, on lui a dit « T’es un bon coup ». Mais il ne s’en est jamais vanté. Et lorsqu’on lui posait la question, il bredouillait, il disait que la bourre c’est pour les paysans qui, lorsqu’ils labouraient leur paysanne, étaient très échauffés. Tant et si bien que, chez eux, on était comme dans un four. Pas comme les propriétaires dont on disait « La peste soit de l’avarice et des avaricieux ».
Alors bon, je préfère rester dans les coulisses, je suis une auteure finalement ratée. Mon brigadier de mari me le dit toujours et me le fait entrer dans la tête à coups de bâton. Facile de faire le raisonneur ! Faut dire que je ne suis pas commode. Mais, à force, je suis devenue une mégère apprivoisée. Je suis pleine de bleus et ne puis plus faire la coquette. Ma pièce va être encore un four. A l’idée d’être battue, je n’ai plus qu’à soupirer.
• Sortez de là ! , gronda le brigadier Michot, que faites vous là, cachées parmi les cintres de l’armoire ?
Une duègne sortit péniblement du réduit et se dirigea vers lui, suivie par une jeune femme coquette et souriante qui se précipita dans la cuisine. Elle ouvrit le four et en sortit un gâteau qu’elle refroidit à l’aide d’un éventail.
• Voilà donc la raison de toute cette fumée, s’exclama le brigadier Michot.
Dans ce foyer, il y avait un four que la paysanne utilisait pour préparer ses repas mais aussi lorsque le brigadier lui rendit visite. Cela faisait hurler Jérémie, ce raisonneur qui l’utilisait pour cacher sa cagnotte. Comment cela allait-il se terminer ?
Le marquis sortit de la pièce, suivi par la soubrette, tous deux sourire à peine marqué sur le visage mais dessiné d’une telle façon qu’aucun doute n’était permis : ils avaient vu le paradis de près, de très près. Sur ces entrefaites, la marquise apparut au bout du couloir. Et voici que le marquis fit semblant de bougonner, afin de se donner une contenance. Mais la marquise, fine mouche habituée aux frasques de son cher et tendre, lui dit « Mon ami, cette fois, la farce a assez duré. La dinde mange le dindon. Prenez vos affaires et quittez votre demeure ou je fais appel à mes gens ». On ne revit jamais le marquis, qui vivait avec la fortune de Madame, et la soubrette n’eut pas ses gages.
Un dimanche après-midi ensoleillé à la campagne, la mère noble entendit brailler dans les coulisses où se trouvait le brigadier, qui était en train de nettoyer le chapeau de paille d’Italie pour la princesse. Elle aperçut le four qui était ???
Dans les coulisses d’un théâtre, une mouette se cache. Elle soupire car elle a été dérangée. Elle ne doit pas rester à cet endroit. Cette idée est un four. Mais, tout d’un coup, ingénue, elle s’envole sur l’épaule d’un barbon qui, avec son brigadier, la fait fuir au diable vauvert.
Le brigadier en colère se met à rugir en interpelant le valet. Celui-ci, surpris, renverse la corbeille avec tous les petits fours préparés par la duègne dont le cri fit fuir la mouette.
Un marquis se pavanait sur la place de l’Opéra. Du dindon, il avait la démarche autosatisfaite et la mine idiote. Vint à passer la jeune Suzanne. Il se précipita pour lui faire force compliments et soupirer galamment. Suzanne n’aimait guère cet infatué personnage mais, par convenance, ne voulait pas s’en débarrasser en lui faisant une scène. Fine mouche et bonne actrice, elle fondit en sanglots et dit au marquis que son père l’avait promise à un richissime barbon. Le marquis, n'ayant plus de dot à espérer, remballa ses plumes et ses minauderies pour aller les resservir à d’autres héritières. Suzanne, pendant que le marquis était au four et au moulin avec diverses intrigantes, quant à elle, épousa un brigadier.
Frappez les trois coups, brigadier ! La scène s’ouvre sur une jeune coquette débarquant à la campagne avec son amie Ninon, dont le grand-père habite dans un petit village portant le doux nom de Tourneboisset. Mais Ninon n’a peut-être pas tout à fait expliqué à son amie ce qu’est la campagne... En descendant de la calèche, notre jeune coquette pose un pied chaussé d’une jolie botte dans une flaque d’eau boueuse. Ça commence ! Arrivée à la demeure du grand-père, elle découvre ce vieux barbon, à moitié dénudé, sortant de sa baignoire et se montrant ridicule en bégayant quelques mots inappropriés : on aurait dit un dindon. Bref, ce séjour, vous vous en doutez, est un four.
Jeu 4 : Des titres mal soufflés.
Le jeu consiste à transformer le titre d’une pièce de théâtre en jouant sur des homophonies approximatives, comme s’il avait été susurré par un souffleur peu doué.
Le soulier de satin Le souper du matin
Le soulier de satin Le sourire du patelin
Le soulier de satin Le soutier de sapin
Partage de midi Ravage de minuit
Le Cid Le bide
Le Cid Le cidre
Le Cid Le kid
Iphigénie HIFI d’Eugénie
Iphigénie Ici le génie
Titus et Bérénice Tous à Nice en béret
Titus et Bérénice Détritus et ses blinis
L’illusion comique L’éruption cosmique
Les trois sœurs L’étroit chœur
La mouette La couette
La cerisaie La cerise est
Le mot de Cambronne Le pot de Cambronne
La pélerine écossaise La capeline portugaise
Le scandale de Monte Carlo La sandale de Monte Carlo
La fausse suivante Le fossoyant
Le petit maître corrigé Le petit traitre enragé
L’affaire de la rue de Lourcine La mère de la rue Pouchkine
Le voyage de Monsieur Perrichon Le ménage de Michel Ronchon
La guerre de Troie n’aura pas lieu Trois lieux à la guerre
La guerre de Troie n’aura pas lieu La gare de Troye nous rend bilieux
On ne badine pas avec l’amour L’Adour patine en amont
L’Ecole de femmes Les cols de chemise
La jalousie du barbouillé Le jacuzzi de l’écrabouillé
Le médecin malgré lui Le maigre saint mal chez lui
Le bourgeois gentilhomme Le bougeoir en lithium
La cantatrice chauve La cantate rit jaune
Rhinocéros Renault c’est rosse
Roméo et Juliette Rhum en haut et jolie liesse
Mise en Jambes
Mise en jambes : 2025, une bonne raison de ….
Après un remue-méninge collectif pour chercher des verbes d’action, l’animatrice donne un verbe à chaque joueur. Il faut écrire un texte commençant par « 2025, une bonne raison de + verbe attribué.
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2025, une bonne raison de tricoter pour se confectionner des habits chauds tels qu’une écharpe, un bonnet, un pull-over des gants et des chaussettes. Malgré ce qu’on peut nous dire sur le réchauffement climatique, il ne fait pas si chaud que ça. Vu aussi le prix de l’énergie : cela coûte de plus en plus cher de se chauffer. Peu importe le moyen employé, il faut savoir anticiper au vu des événements mondiaux.
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2025, une bonne raison de le tambouriner. C’est l’année du grand saut dans l’inconnu. Mais restons confiants tant qu’il y aura notre atelier d’écriture mensuel, nous n’aurons pas tout perdu. Rire, échanger, réfléchir, philosopher… Ce ne sont pas les autocrates qui nous cernent qui nous reprendront, du moins peut-on l’espérer. Résistons.
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2025, une bonne raison de repiquer les salades dans le jardin. Alors, comment repiquer la salade ? C’est tout un art et il faut être très méticuleux. Choisir de beaux plants qui acceptent de se faire repiquer. Après leur acceptation écrite, faire un trou de 2 cm de diamètre ou utiliser un plantoir. Le repiquage peut être fait en 2 ou 3 temps mais toujours avec sérénité et sérieux. A voir aussi pour repiquer les poireaux.
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2025 ! Une bonne année pour rafistoler, comme chaque année, au mois de janvier, celui des bonnes résolutions. Rafistoler donc, tout ce qui ne va pas dans ma vie, dans ma maison, dans le pays et dans le monde. Mais foin des généralités généralisantes, essayons d’être concret… c’est là que ça devient difficile …
Rafistoler les régimes de retraite et le budget de l’Etat : je souhaite courage et détermination à M. Bayrou, c’est à lui de s’y mettre.
Rafistoler le Monde où les guerres imbéciles prospèrent (en Ukraine, en Palestine et tant d’autres dont on ne parle guère car elles ne sont pas à la mode) : à part espérer que les dirigeants concernés se mettent à faire preuve de sagesse, je n’y peux rien non plus.
Rafistoler ma vie et ma maison ? Là, ça fonctionne plutôt pas mal. Il y a toujours des ajustements à faire, au jour le jour, et je m’y emploie. C’est du domaine privé, je n’en dirai pas plus.
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2025, une bonne raison de dormir. Au diable ce montre qui a la maladie de tout, tout de suite, tout le temps ! Ces vibrations frénétiques sont aussi épuisantes que vaines. Vive la slow food ! Regardons passer 2 nuages entre chaque bouchée. Vive le temps de s’ennuyer et de penser ! Ma bonne résolution de l’année sera de suivre la sagesse de mon chat. Pas moins de 18 heures de sommeil par jour. Une pause active de temps en temps, pour grignoter un bout ou récolter un câlin … mais sans en abuser. Bonne nuit !
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2025, une bonne raison de bavarder. J’ai toujours une bonne raison de bavarder. J’aime bien. L’âge y est pour beaucoup. Tellement de choses à raconter et puis rigoler, s’amuser, tout est bon à prendre.
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2025, une bonne raison de fricoter. Fric coté, c’est à la bourse qu’on fait ça. Je m’emmêle les aiguilles et ne trouve pas de pelote. A moins de me peloter. Un p’tit ti pour titiller. Attention aux biscottes ! Bon, un petit A à l’arrière de mon véhicule. Ah ! Jeunesse ! C’est le A à l’arrière. Moi je ne fricote plus maintenant. Je viens juste d’avoir mon permis … et la permission de mes parents. Une maille à l’endroit, une maille à l’envers, il n’y a que maille qu’y m’aille pour ce pull-over ou ce tricot stérile. Parce qu’un tricot stérile c’est un pull sans ovaire. Une petite blessure à force de fricoter.
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En 2025, j’ai décidé - mais jusqu’à quand ? et surtout si j’y arrive - de ne plus rouspéter. Mais, quand même, il y a vraiment de quoi. Les conducteurs machos, l’incivilité, etc., etc. La liste est très longue, je ne vais pas vous l’écrire. Je vous promets quand même d’essayer. C’est tellement plus plaisant. Pour vous, bien évidemment, et pour moi. Quelque part c’est de la provoc pour qu’on m’aime.
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2025, une bonne raison de boire. Boire, oui, mais boire quoi ? Les bulles d’un champagne distingué ? Le rubis léger d’un charmant Brouilly ? La rudesse rustique d’un cidre artisanal ? La saveur virile et tourbée d’un whisky de l’île d’Islay ? Tout cela, oui. Et tant pis pour la Faculté qui nous culpabilise à la première goutte de spiritueux avalée. Mais toujours, à la fin, j’en reviendrai au rhum Bologne dont le premier parfum m’entraîne déjà dans les champs de cannes et sous le souffle de l’alizé.
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2025, une bonne raison de ne pas enquiquiner les amis. En effet, après une année 2024 éprouvante pour tous, il est nécessaire d’être particulièrement à l’écoute et bienveillant les uns avec les autres. 2025 sera donc l’année des compromis et de la bonté.
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2025, une bonne raison, non de courir, mais de trottiner, de façon zen et à son rythme. Sur un pied, en danseuse … c’est comme vous le voulez ! Nos amis les escargots ont adopté cette philosophie depuis longtemps. Oui, oui ! Si, si ! Observez bien, surtout pendant cette saison des pluies, il ne glisse pas, il trottine.
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2025, une bonne raison de jardiner. Quoi de plus agréable que de manger ses propres légumes, de donner le surplus aux enfants ou aux amis, de partager les techniques et les graines avec les amis jardiniers. Jardiner c’est se vider la tête avant de se remplir l’estomac.
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2025, une bonne raison de manifester. Mais, pour manifester, il faut quelqu’un pour conduire la manif. On commence par partir. Donc, on va marcher, bavarder. On trottine. Puis, en rouspétant en bavardant, on va lire les pancartes. Pourquoi pas, en dessiner d’autres, en écrire. On va grimper sur des poteaux pour les attacher. On peut draguer son voisin, ou sa voisine, pour fricoter avec. Si on voit une mauvaise herbe, on va jardiner. Pas question de paresser, d’enquiquiner les autres, chanter c’est mieux.